lundi 4 février 2008

Le Bollywood du mois

Joie, bonheur et allégresse, le vendeur de DVD indiens est de retour sur le marché d'Ivry sur Seine et j'ai donc pu refaire mon stock de Bollywood récents (ce qui m'évite une expédition chez mon revendeur habituel de Gare du Nord que c'est pas la porte à côté quand même).

Donc pour commencer l'année en beauté, on s'est regardé Om Shanti Om (OSO quoi), le second film de Farah Khan (au passage , je vous recommande aussi son premier, Main Hoon Na, MHN, si vous êtes gentils, je vous en parlerai une autre fois), et le plus gros succès de l'année 2007 en Inde.

Une remarque préliminaire, plus gros succès de l'année en Inde, c'est pas forcément bon signe. Par exemple en 2005, c'était No Entry, un immmonde vaudeville misogyne au possible, que même le torse body-buildé de Salman Khan ne pouvait pas sauver. Quand on pense que 2005 c'était aussi l'année de sortie de Bunty aur Babli et Parineeta, deux très bons films (entre autres) bien que dans des genres complètement différents, et ben y'a de quoi désepérer du public indien (en même temps, le plus gros succès de 2006 en France, c'était Les Bronzés 3, alors on va pas trop la ramener avec le public français...).

Enfin tout ça c'est pas grave, parce que pour faire simple (et à la jeun's)

Om Shanti Om, comment que c'est trop de la bombe de balle ce film !
Que si demain il sort sur grand écran je retourne direct le voir !!!!

Si vous voulez un synopsis détaillé allez faire un tour par là. En bref le film s'articule en deux parties, une première vintage, censée se dérouler en 1977  (avec les beaux costumes flashy d'époque) et la seconde, située 30 ans plus tard (les costumes sont toujours très bien mais on n'en prend quand même moins plein les yeux). Outre toutes ses qualités "classiques" (un bon scénario, des acteurs au top, une réalisation maitrisée) qui font d'OSO un excellent film, ce qui m'a vraiment charmée c'est son côté déclaration d'amour au cinéma.

La première partie célèbre ainsi la magie d'un art qui, partant de constructions complètement artificielles (et on imagine difficilement cinéma plus artificiel que celui made in Bollywood), parvient à faire naître des émotions bien réelles. Le duo des héros au milieu des décors de cinéma, notamment, est particulièrement touchant et m'a rappelé un scène de Chantons sous la Pluie, autre film hommage au septième art (on peut réver pire comme référence).

La seconde partie du film célèbre elle plutôt "la grande famille du cinéma", mais avec suffisamment d'humour et de dérision pour éviter l'autocomplaisance. La fausse cérémonie de filmfare awards est franchement hilarante et plutôt réaliste. J'ai à la maison le DVD de la cérémonie de 2005, et il arrive effectivement que Shah Rukh Khan soit nominé plusieurs fois dans la catégorie meilleur acteur (mais pour des films différents tout de même !).
Vient ensuite la chanson phare du film, dont le clip regroupe une trentaine de guest-stars bollywoodiennes, qu'à côté de ça le casting de Astérix aux Jeux Olympique on dirait l'amicale des amateurs de théatre de Trifouilli-sur-Chipougne, et qui nous a laissés scotchés l'Homme et moi :

Ouais, Rani Mukherjee !!!

Ooh, Shushmita Sen !

Et là Kareena Kapoor !

Et Kajol, c'est Kajol !!!

Raah, Preity Zinta !!!

Et Zayed Khan, Salman Khan, Saif Ali Khan !!!!

(Non, ils sont pas frères, c'est juste qu'à Bollywood ils ont tous le même nom, me demandez pas pourquoi)

Au passage je suis éblouie par la façon dont les réalisateurs indiens filment leurs actrices, à chaque fois que l'une d'elles rentre en scène, on a l'impression de se retrouver face à la plus belle femme du monde... jusqu'à l'arrivée de la suivante... c'est fascinant, jamais on n'arrive à faire ça en France. Mention spéciale à Deepika Padukone, la petite nouvelle qui interprète l'héroine du film et dont le sourire bouffe tout l'écran.

Cerise sur ce délectable gateau, la musique est très bonne, des balades nostalgiques aux morceaux plus dansants, ça faisait bien longtemps qu'une BO bollywoodienne ne m'avait autant plu (depuis MHN justement, on peut dire que Farah Khan sait bien choisir ses compositeurs).

Pour faire court, l'Homme et moi on a passé un super moment et je connais un paquet de chansons qui vont bientôt tourner en boucle sur mon ipod.

Posté par chofie à 09:00 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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