Les Gros Manches témoignent
Parmis les Japan Couture Addicts qui fréquentent ce blog certaines connaissent sans doute le livre suivant :

New York Style Kids Clothes patterns qu'il s'appelle...
... que moi ça m'a toujours un peu fait marrer comme titre, d'où qu'ils savent comment les gamins new-yorkais s'habillent au Japon d'abord ???
Sauf que jeudi on était à New-York pour la journée justement, et que, believe it or not, et ben les gamins du terrain de jeux à Central Park ils étaient sapés comme le môme sur la couverture !!!
Rahlala ils sont vraiment trop forts ces Japonais !
Mars 2009 : Une robe de grossesse
Comme je vous le contais le mois dernier, en mars on est de mariage. Après la robe de Porcinette j'ai donc décidé de m'attaquer à ma propre tenue et j'en ai profité pour inaugurer mon bouquin japonais spécial robes de grossesse (aka le 94 en code JCA).
C'est là que j'ai eu doublement la preuve que je suis bien enceinte et que mes neurones sont en train de se faire la malle à la vitesse d'un TGV lancé à pleine allure.
- Au stimulus robe pour un mariage, mon cerveau décati a répondu petite robe en coton. Or je le rappelle, ledit mariage a lieu la semaine prochaine au fin fond de l'Ardèche. Si j'en crois le bulletin météo, il y fait actuellement 9°C au plus chaud de la journée...
- J'ai cousu une robe de grossesse avec suffisamment de place au niveau du ventre pour abriter des triplés. Sauf qu'à bientôt deux mois et demi, ma balance affiche toujours -500g par rapport à mon poids de départ, le faute aux nausées leur mère la péripatéticienne. Pas grave me direz vous, t'as qu'à la porter plus tard ta robe.
- Sauf que j'ai cousu une robe qui me va parfaitement au niveau de la poitrine, donc quand j'aurai enfin le ventre adéquat, il y a de fortes chance pour que je meures étouffée au niveau du bustier par compression des seins.
- En fait je viens de coudre une robe de grossesse à décalage spatio-temporel (3 mois en haut, 9 mois en bas), raah je suis vraiment trop forte moi !
Nonobstant ces quelques considérations, elle est très jolie ma robe. J'ai utilisé une chouette cotonnade à rayures qui fait très chic, sur le plan technique tout s'est très bien passé et côté finitions j'ai ajouté un joli ruban de velours chocolat (vi chocolat, on dit plus marron les jeunes c'est complètement out !) du plus bel effet.
(Y'a pas à dire, le ruban de velour est le meilleur ami de la couturière, d'ailleurs je vous prépare même un post sur le sujet, c'est dire)
Donc au final on a le résultat suivant :
De face et de dos,


où l'on voit que j'ai fourbement remplacé les fronces par des plis symétriques et franchement la robe ne s'en porte pas plus mal
Gros plan sur le bustier et son ruban de velours chocolat,
Et la robe portée, pour jouer aux sept erreurs avec la photo originale :

Moi aussi je suis belle et intelligente comme une japonaise enceinte !
(faut juste pas que je révèle l'identité du bouquin utilisé pour la photo...)
Une robe "habillée" pour Porcinette
Oui bon ça va hein, ma fille elle va pas non plus aux soirées de l'ambassadeur (c'est dommage elle nous aurait ramené des chocolats...), c'est juste que le mois prochain on est invités à un mariage et que ça me faisait plaisir de lui coudre une petite robe pour l'occasion.
Je suis donc partie de la robe C du livre 10 Basics for Girls, dont les modèles sont justement un peu trop basiques à mon gout, et comme chez les Gros Manches on n'est rien que des gros oufs, ben j'ai décidé de me compliquer la vie :
- J'ai doublé le bustier en laine avec du coton fleuri (faut dire aussi que le mariage a lieu au fin fond de l'Ardèche et m'est avis qu'on va se les peler grave). Pour la jupe j'ai utilisé du velours ras assorti.
- J'ai ouvert les épaules et j'ai mis des boutons recouverts de la doublure en coton.
- Grande innovation technique chez les Gros Manches, pour la finitions des emmanchures j'ai utilisé du biais "maison" au lieu du biais préplié vu que j'en avais pas de la bonne couleur en stock. Ben figurez vous qu'en fait c'est fastoche à faire ! Bon là il m'en fallait très peu, donc j'ai pu couper dans une chute (quand il faut une grande longueur c'est moins pratique parce que la coupe dans le biais est très gourmande en tissu) et c'est impressionnant comme ça donne une pièce de tissu bien élastique (par rapport à une coupe dans le droit fil), résultat ça devient super facile de bien suivre la courbe des emmanchures, bref c'est une expérience à renouveler...
Ben même avec tout ça la robe a été très facile à réaliser et au final on a le résultat suivant :
Une vue d'ensemble,
Et un gros plan sur le bustier, où l'on voit la doublure, les boutons recouvert et le biais assorti au niveau des emmanchures :
Et voilà, avec ça ma fille sera la plus belle pour aller danser !
Au fait, pourquoi les patrons japonais ???
Je vous ai déjà expliqué comment acheter des livres de couture japonais (ici et là), je vous ai même montré comment commander le tissu qui va bien (là), et voilà que je m'aperçois que je n'ai même pas répondu à la question essentielle,
M'enfin qu'est ce qu'ils ont de si chouette que ça ces foutus livres de couture japonais ???
Mea culpa, je reconnais que chez les Gros Manches on est un peu désordonnés. Alors aujourd'hui je vous fais la démonstrations détaillée en deux points de pourquoi la couture japonaise c'est trop bien.
Comme point de comparaison je prendrai le magazine Burda qui reste une des principales source de patrons pour les couturière françaises (je connais pas trop les autres magazines et les patrons à l'unité reviennent beaucoup plus cher qu'un livre ou un magazine donc je n'en parlerai pas ici).
- Premier point, les modèles, ou plutôt, la mise en valeur des modèles.
Si on s'en tenait aux dessins techniques, je dirais qu'il y a égalité Burda/livres japonais, mais il y a aussi les photos (essentielles pour imaginer le tomber d'un vêtement et le type de tissu à employer), et là coté allemand c'est la grosse Katastropheuh. Pose inepte des mannequins dans un décor surchargé, sans parler des tissus qui sont souvent dans un imprimé à vomir, manifestement les photographes allemands ne carburent pas qu'à la bière (ou alors ils en boivent vraiment trop). En face les photos japonaises sont un exemple de sobriété et de bon gout, mannequin de face sur un fond blanc, juste ce qu'il faut pour apprécier la coupe d'une modèle. Exemple illustré avec deux photos de vêtements pour femme enceinte :
Burda août 2008,
Une jolie fille certes, mais manifestement la grossesse lui a grillé ses derniers neurones et la voilà qui prend une pose ridicule pendant qu'à l'arrière plan le futur papa se demande surement s'il n'est pas trop tard pour se faire la malle.
Livre japonais Lovely Maternity Dresse (JCA 94)
Comme quoi on peut être enceinte ET conserver une activité cérébrale (bouquin sur la photo de gauche), en plus notre mec nous trouve superbe et nous offre des fleurs (bouquet sur la photo de droite).
Ok je sais que c'est un gros mensonge de donner un vision aussi belle de la grossesse, m'enfin à tout prendre je préfère m'identifier aux japonaise plutôt qu'à la grognasse de Burda...
- Deuxième point, les intructions pour le montage des vêtements.
Pareil, on va faire ça en image.
On commence par le cahier central d'un Burda :
Une page d'explications cryptiques et microscopiques et uniquement un schéma pour le plan de coupe, croyez moi quand on déchiffre ça on a bobo la tête en fin de soirée...
Un livre japonais :
Une page entière (voire deux si le modèle est compliqué) de schémas détaillés, même sans parler un mot de japonais (et c'est mon cas), on s'en sort très bien.
Voilà maintenant vous savez tout, alors bien sur ça ne m'empêche pas d'acheter Burda Magazine de temps en temps si un modèle me plait, mais franchement quand il s'agit de rêver devant des modèles à réaliser je préfère mille fois sortir mes livres japonais...
Février 2009 : Une robe d'hiver
Bon, on reprend peu à peu une activité normale chez les Gros Manches après les gros coups de pompe des dernières semaine, et j'en profite donc pour présenter une robe extraite du livre 116 en JCA qui m'a demandé pas mal de boulot.
On peut même dire que j'en ai bavé sur celle-là.
Commençons par le commencement, le livre 116 donc. Je l'ai acheté l'été dernier lors de ma commande sur Amazon.jp, parce que ce qui m'avait particulièrement plu dans ce bouquin (outre le fait que les modèles proposés étaient chouettes, of course), c'était que les mannequins étaient des filles jolies et bien proportionnées, ce qui n'est pas si courant que ça dans les livres japonais. En fait souvent on a droit à des fringues ravissantes portées par des sacs d'os tout grognons, et moi ça me fait pas des masses envie voyez vous.
Tiens, je vous mets un exemple illustré pour la route :
- à ma gauche, le modèle A du livre 64, t'as pas vraiment l'air d'une marrante toi !
- à ma droite, la robe K du livre 116, un joli brin de fille et en plus elle a l'air sympa.
Sauf qu'en fait y'a un piège.
J'avais simplement oublié cette règle de marketing simple qui veut que les marchands de sapes utilisent toujours des mannequins au moins deux tailles en dessous de qui est vendu réellement*. Ainsi les sacs d'os du livre 64 portent des modèles taillés du 34 au 40 grosso modo. Et les filles bien proportionnées du livre 116 sont là pour vendre des modèles allant du 38 au 44. Donc moi qui d'habitude coupe une des grandes tailles dans mes livres japonais (vu que je fais un 38), là je me suis retrouvée à couper une taille S pour faire ma robe, et en me disant que ça serait quatre fois trop grand (vu comme les modèles testés auparavant taillaient bien large).
C'est là que je me suis faite avoir par le deuxième piège.
Contrairement aux modèles du livre 64 qui taillent super large, la robe S du 116 sur laquelle j'avais jeté mon dévolu est parfaitement bien ajustée, un peu trop même. Sauf que je ne m'en suis aperçue qu'au moment de l'essayage final, quand j'ai failli mourir étranglée par un col bateau trop étroit (tout ça parce que mon mannequin ne possède pas encore la fonction parlante, heu j'ai la carotide sciée là... c'est ballot tout de même tiens). Résultat j'ai du redécouper tout le col pour l'élargir, et puis afin d'être sure de pouvoir respirer correctement j'ai même rajouté une fente devant
Enfin bon à la fin on arrive à ça :
Où l'on voit que le col remonte encore
Gros plan sur le col où j'ai fait un appliqué avec mon joli tissu japonais pour planquer les finitions pas top de la fente,

Bon porté ça va quand même, faut juste que je lève pas violemment les bras quoi...
Dans la rubrique Les Gros Manches ont la mémoire d'un poisson rouge, j'ai redécouvert que le velours laisse des peluches partout et que c'est vraiment tout pourri. Bien sur j'avais déjà eu l'occasion de m'en apercevoir (genre là, là et là), sauf qu'au bout de deux ans d'abstinence j'avais complètement oublié ce léger problème, et que j'ai acheté des stocks de velours soldés chez Toto, j'ai pas vraiment l'air maline maintenant moi...
* Cette théorie du mannequin trop maigre marche aussi en Europe hein, y'a qu'à voir dans les magazines Burda, les plus jolies filles (et celles qui ont l'air le moins stupides) sont celles des pages plus, ce qui est particulièrement frustrant puisqu'elles portent des modèles réalisables à partir de la taille 44 et donc impossibles à coudre pour moi...
Une robe d'anniversaire
Une petite robe bien girly, cousue pour les deux ans de Porcinette. Je suis partie du modèle K du livre 19, mais j'ai remplacée les fronces de devant (que j'ai aucune idée de comment on fait ça et en plus je suis pas motivée du tout pour apprendre) par un plis creux. La touche en plus c'est le biais à ch'tis pois trouvé sur le marché (d'ailleurs faudrait que je pense à renouveler mes stocks moi...).
La robe de face :
Le détail du dos avec le biais et le bouton qui va bien :
Edit du soir (espoir) : Pour celles zet ceux que ça intéresserait, le tissu vient du Toto de l'Avenue d'Italie (mais à mon avis c'est pareil dans toutes les filiales) à Paris où c'est que tous les velours ras et côtelés sont soldés à 3 euros le m (au lieu des 6 habituels), perso j'ai fait un sacré stock donc vous allez en bouffer dans le mois qui viennent du velours !
Achats de livres japonais, la suite
Pour noël j'ai renouvelé mon stock de livre de couture japonais avec les trois ouvrages suivants :



(soit les livres 5, 8 et 10 au loto des JCA)
Les deux derniers bouquins contiennent des modèles pour enfants qui viendront complèter ceux contenus dans les Intemporels, l'intérêt c'est que les tailles sont complémentaires.
En effet en France les statures sont données en fonction de l'age, les Intemporels proposent donc des modèles en 2 ans (86 cm), 4 ans (104cm), 6 ans (116cm), 8 ans (128cm), comme quoi c'est pas parce qu'on a le système métrique qu'on doit se simplifier la vie pour autant....
Au Japon ils ont décidé de pas se prendre la tête avec ces histoires d'age (qu'en plus en général un gamin qui porte son "age" c'est super rare), les patrons des bouquins sont donc disponibles en 90cm, 100cm, 110cm, 120cm, etc... et y'a qu'à choisir la taille la mieux adaptée au destinataire du vêtement et basta.
Au final l'association des deux systèmes devrait me permettre de suivre au plus près la taille de Porcinette quand elle grandira.
Pour la commande, le cours du yen ayant énormément remonté depuis l'été dernier, Amazon.jp est devenu nettement moins intéressant. J'ai donc testé Yesasia où les prix sont donnés en dollars US (qui a remonté aussi mais nettement moins) et où la livraison est gratuite à partir de 39$ d'achats.
Résultat des courses :
- 39$, grosso modo ça fait deux livres de couture, c'est donc un montant très rapide à atteindre. Par contre il faut savoir que la livraison gratuite se fait en mode lent, donc comptez bien 2-3 semaines (voire plus) pour recevoir le colis. En guise de consolation, avec ce type de livraison pas de frais de douane supplémentaires, c'est toujours ça de pris. Au final j'en ai eu pour 49 euros les trois livres, sachant que la même commande sur Amazon.jp revenait à 67 euros (et sans d'éventuels frais de douane), à ce prix là je veux bien patienter un peu...
- Par contre il faut savoir que le site est en anglais et pas très bien organisé, les bouquins de couture sont planqués au fin fond de la catégorie Japanese books/hobby/Lifestyle/Home arts (arts ménagers quoi, ça fait toujours plaisir...) et même là c'est difficile de trouver ce que l'on cherche dans le millier de références disponibles). Donc pour la commande j'ai procédé en trois étapes :
- Repérage et choix des livres sur le site de Pomadour, où il y a des photos des modèles et aussi la liste des tailles des patrons contenus dans les livres.
- Passage sur le site de Junku (qui est en français) pour trouver les auteurs des livres recherchés.
- Recherche par auteur des livres sur Yesasia.
Voui bon, je sais ça a l'air super compliqué comme ça, mais bon en fait c'est juste une soirée glande à révasser devant les livres de couture, rien de bien terrible donc...
Décembre 2008 : Return of the vintage skirt
Voilà donc une nouvelle version de la jupe 4 du livre 102, dans un style plus sobre cette fois puisqu'elle est destinée à ma maman (qui a bien précisé qu'elle voulait pouvoir la porter au bureau) pour son petit Noël. Je la montre sans crainte de gâcher la surprise sous le sapin vu qu'on en a déjà discuté et que c'est même elle qui a choisi le tissu :

De profil, où l'on voit mieux les poches et le tissu :
Une version plus hivernale et moins haute en couleur que la mienne donc.
Le tissu c'est un beau coton damassé à motif de roses bien épais avec une touche d'élasthane. par contre il m'a donné du fil à retordre (c'est le cas de le dire tiens), puisque l'aiguille de ma machine a rendu l'âme au moment de coudre toutes les épaisseurs qui forment les poches, et c'est la première fois que ça m'arrive en 3 ans de couture ! Heureusement que j'en avais encore une en réserve, mais il va falloir songer à renflouer mes stocks.
Splendid !
J'ai donc relevé en temps et heure le défi de la S et je dois dire que j'en suis vraiment contente, je trouve que le tissu utilisé (un satin de polyester brillant) rend vraiment bien sur ce modèle :
Et un gros plan sur le buste,
(avec un ruban de velours pour souligner la poitrine)
Pas de soucis techniques lors de la réalisation, par contre comme je suis toujours aussi scoumounée de la fronce, j'ai remplacées celles du bustes et des épaules par des plis formés à la main et ça va très bien comme ça.
On termine par la traditionnelle photo portée (où j'en profite pour sortir mes talons de 8cm, que je ne porte jamais dans la vraie vie, mais bon faut bien qu'ils servent à quelque chose) :
Rouuh, sexy Chofie !
La photo a été prise par moi-même avec le retardateur de l'APN, parce que l'Homme est encore plus scoumouné de la photo que moi de la fronce, et que j'ai donc décidé de prendre les choses en main (sur les conseils de gentilles cousettes du forum JCA). Je dois dire que ça marche très bien, mais ça me laisse un peu perplexe.
Pourquoi quand l'Homme prend la photo j'ai toujours une tête bizarre (voire une sale tronche), alors que quand j'utilise le retardateur c'est impec ?
(Oui je sais, y'a pas ma tête sur les photos du blog, z'avez qu'à me croire sur parole)
Acheter du tissu japonais, comment qu'on fait ?
Ou, les Gros Manches vous aident à dépenser vos sous, comme si vous aviez vraiment besoin de ça...
Cet été, non contente d'investir massivement dans des livres de couture japonais, j'ai aussi fait l'erreur d'aller glandouiller sur les sites vendant des tissus japonais.
Et c'est là que je l'ai vu :

Un mélange lin et coton à l'imprimé rétro.
Le coup de foudre,
Love at first sight, comme ils disent de l'autre côté de la Manche.
Je sais pas comment les autres couturières fonctionnent, mais moi quand je vois certains tissus, je sais exactement quel vêtement je vais réaliser avec. Et là je venais de trouver l'accord parfait avec la jupe 9 du livre 2, il me le fallait !
Après j'ai vu le prix et les frais de livraison, j'ai sorti ma calculette et j'ai un peu chougné,
Raaah 13 euros le m pour du coton ça douille !
(vi, vi je sais, le Liberty tape dans les 20 euros/m,
mais moi je suis une grosse radine qui carbure au coton à 5 euros/m de chez Toto, alors chougne)
Mais bon, il était trop trop beau, et puis flûte, c'était mon anniversaire de mes 30 ans à moi que j'ai eu alors j'ai craqué et j'en ai pris 3m. Pour savoir ce que j'en ai fait, il suffit d'aller par là.
Aujourd'hui je vous indique la marche à suivre si l'achat de tissu japonais vous tente.
- On commence par les sites de vente en ligne, ça c'est facile à trouver. Il suffit de chercher "Japanese Fabric" chez Ebay ou Etsy. Sinon beaucoup de forums ont des posts qui recensent les sites de tissus, vous pouvez aller jeter un coup d'oeil sur le forum JCA ou chez les Fées Tisseuses par exemple. Perso mon tissu à moi viens de chez Miss Matatabi.
Une fois le tissu de vos rêves trouvés, la question de base c'est combien ça va me coûter c't'affaire là ?
Pour le savoir, on fait gaffe à plusieurs trucs :
- L'unité de vente. Le prix correspond très rarement à un mètre de tissu. Il peut être donné pour un fat quarter, c'est à dire un carré d'environ 50 par 55 cm (très courant sur les sites de quilting),ou bien pour un demi mètre de tissu (voire un demi yard vu que beaucoup de pays font encore de la résistance au système métrique), ou bien pour un mètre ou un yard(91cm) de tissu. Bref si le prix vous semble bas, vérifiez bien la quantité de tissu vendue !!!
- La largeur du tissu. En France la plupart des tissus sont en 140-150 cm de large, au Japon la largeur standard c'est plutôt 112 cm (44 inch), donc si c'est pour réaliser un patron français, pensez bien à prendre plus de tissu que ce qui est indiqué dans la liste des fournitures. Si vous bossez avec des patrons japonais pas de problème, le métrage indiqué correspond déjà à un tissu de largeur réduite.
- Les frais de port. Là y'a rien a faire, vous allez raquer, perso j'ai payé 17$ pour une commande de 42$ de tissu. Si vous prenez le mode éco faudra être patient (4 semaines d'attente pour moi, mais les veinards reçoivent leur colis en 10 jours). Si vous êtes prêts à financer un mode de livraison rapide faites bien attention à ne pas prendre un transporteur (genre UPS, Fedex and Co) ou vous risquez de vous retrouver avec des frais de douane en rab'.
- Le cours du dollar. Pas de bol c'est la crise et l'euro s'est bien vautré par rapport au dollar ces derniers mois, donc sortez la calculette pour bien savoir combien ça vous fera après conversion. Petit truc, pour économiser les frais de change facturés par la banque en cas de paiement par carte hors zone euro payez par Paypal.
Bon ben voilà, maintenant vous avez toutes les informations nécessaires pour claquer toute votre thune en tissu avant Noël, non, non ne me remerciez pas, ça me fait plaisir....
Edit de 11h : Suite à la plainte d'UN lecteur de ce blog comme quoi je m'adresserais à un public exclusivement féminin alors que non d'abord c'est même pas vrai, y'a des hommes qui passent par là ici aussi ! (mais pas l'Homme, lui en géneral il découvre le contenu du blog avec une semaine de retard quand la famille ou des amis y font allusion dans une conversation... Alors comme ça tu sais pas reconnaître un poireau au supermarché ?...), j'ai tout corrigé les adjectifs que j'avais mis au féminin.
Alors Nico, heureux ?
















